30 octobre 2007
Je t'en ficherai des bimbos !
J'ai eu un coup de coeur pour la besace d'Erika Knight
Matières :
6 pelotes de laine wdw (schoeller) / 2 pelotes Aurore (Phildar) ; Colori Framboise
C'est un projet qui traînaille depuis un bail, alors même que j'étais persuadée de me lancer dans un ouvrage rapide (mettons 3 soirées, grand maximum), le genre de ceux qui vous permet d'accessoiriser une tenue vite fait bien fait et à peu de frais. En réalité, pas tant que ça.
D'abord, le point de riz monte moins vite que le jersey. Ensuite, mine de rien, quand on a terminé l'arrière, force est de constater qu'au bout du compte, ça mange autant de temps que le dos d'un pull. L'avant, il est vrai, est moins gourmand. Après il reste les bandoulières, que, si j'avais été moins béni-oui-oui, j'aurais pu faire d'une seule pièce, contrairement à ce que préconise le patron. Enfin, il me manquait une pelote de Schoeller, qu'il a fallu traquer jusqu'à Marseille, si j'en crois les dires de la vendeuse de Loisirs et Créations. Il me reste l'assemblage et la doublure. Voilà pour ce qui est du "vite fait".
Passons au "à peu de frais", c'est du même tonneau. J'avais 5 pelotes de Schoeller dans mon stock en souffrance et je voyais là l'occasion de m'en débarrasser à bon escient. Je les avais achetées durant les soldes de janvier, période durant laquelle les étiquettes affichaient - 50 %. Manque de bol, il me manquait une pelote pour finir le travail (la Marseillaise, disent d'une seule voix celles qui suivent). Celle-là, du coup, je l'ai payée plein pot. Entre le moment où j'ai réalisé que j'allais tomber en panne de carburant et celui où Loisirs et Créations à réussi, avec une célérité toute professionnelle, à me dépanner, j'ai trouvé le moyen d'essayer (après tout, ça peut me faire verser dans une originalité de bon aloi) de combler les lacunes avec la Partner et aussi -je ne plaisante pas- avec la Phil Mèche. Et je ne vous ai encore rien dit des 2 pelotes d'Aurore, destinées à gainer la Schoeller, que, pour une raison que j'ignore, je n'ai pas soupçonnée de boulocher lorsque j'étais dans la boutique, alors que la probabilité m'a sautée aux yeux sitôt rentrée.
Quant à celui qui m'a demandé si j'étais en train de me faire un sac de bimbo (je suppose que la couleur est cause de cette causticité), je vais lui faire savoir que les dessous affriolants que je choisi, esprit de sacrifice en avant (ça me scie la raie des fesses et le reste aussi) parce ça le met en émoi et ben, à partir d'aujourd'hui, juste il aura le droit de mater ça dans le catalogue de La Redoute. Et encore.
19 octobre 2007
Idéal Tricot, Spécial maille d'automne, n° 24
Morceaux choisis :
Equinox (Chap 3, suite)
Si vous êtes passées chez Choupi dernièrement, vous savez à quel point Equinox nous donne du tracas. Pour résumer, il semblerait que faire un 36 équivaudrait à une taille 10 ans. Choupi envisage gaillardement de détricoter son 38 et de le remplacer par un 42... Une fois, sur un blog (lequel ?), j'ai lu un post intitulé "le jour où j'ai tricoté pour Demis Roussos". C'est un peu ce que je crains si je converti mon 36 en 40. C'est pas sérieux...
Et puis, il y a aussi que je n'ai pas réussi à tricoter sur des aiguilles circulaires. Toutes vous avez l'air de dire que c'est la panacée et moi, avec ça, je suis pareille qu'une poule qui a trouvé une fourchette. Si j'ai bien compris Choupi (mais c'est pas sûr), on ne peut pas commencer les manches avec une aiguille circulaire, il faut le faire avec 4 aiguilles. Déjà que je ne trouve pas mon jacquard super régulier, avec 4 aiguilles, le risque c'est de le déguiser en rien, mon Equinox.
PS : Choupi, 97 - 87 = 10 (j'ai bon ?), soit 10 cm dans la vue en ce qui concerne la carrosserie.
16 octobre 2007
J'en voulais un aussi
J'ai vu ce modèle chez Popy, puis chez Lilicroche et je voulais le mien. Absolument. J'étais même prête à en découdre, mais ça n'a pas été nécessaire, il est plus facile à réaliser qu'il n'y paraît. Peut être que je rajouterai une fleur ou un liseré, c'est à voir.
Source : Natalie Spiteri
Matière : un peu plus d'une pelote de Lambswool (Phildar) ; Colori : paon
12 octobre 2007
"C'est drôle ça, hein ?"
Elle s'appelle Jeanne, ma voisine ; je l'ai lu sur sa sonnette. Elle dit qu'elle a 82 ans. On a déjà eu l'occasion de papoter un peu.
Il n'y a encore pas si longtemps, elle avait une voiture. Chaque fois que je garais ma bagnole devant la sienne et qu'elle était sur le pas de sa porte, elle me disait, lorsque je m'extirpais de mon véhicule en ahanant après le créneau : "Là, je crois que vous avez touché un peu, non ?" et, imanquablement, je répondais : "Oh ! pas beaucoup, alors !".
Sinon, je suis aussi allée récupérer un blouson, qui au lieu de rester sur le sèche-linge préférait choir de 4 étages sur ses rangs de tulipes. Une autre fois, c'était une bassine. Tout compte fait, c'est moins assommant que d'aller quémander une petite culotte de bimbo chez le voisin du 3ème. Celui-là ne me propose pas le café, ne me fait pas faire le tour des photos accrochées au mur, ne me demande pas si je suis seule. Jugez s'il est aimable... [Mais je lui sais gré de ne pas penser que c'est une stratégie de ma part pour attirer son attention (ou en tout cas, de ne rien faire pour le montrer, si tel est le cas)]
En janvier, alors que j'allais me balader et qu'elle prenait l'air devant chez elle, elle se souvient qu'elle n'a pas de calendrier à accrocher dans la cuisine et se propose de m'accompagner en ville, ponctuant sa proposition d'un "ça vous fait plaisir ?". La question n'est pas là, c'est juste que je me demande bien à quelle heure on va être rendues, elle clopin et moi clopant (en réalité, je ne fume jamais dans la rue). Nous avons pourtant atteint Jean-Jaurès, mais elle a préféré abdiquer à l'orée des premières boutiques. Entre le soulagement de ne plus avoir à régler mon pas sur le sien et l'agacement de faire le chemin en sens inverse, je la raccompagne.
Une nuit de février, le 14 exactement, il est 4 h 00 passées et je suis un peu pressée d'aller me mettre sous la couette. Mais elle est là, sur le trottoir, à prendre le frais (un euphémimisme, ça caille joliment). J'ai envie de la gronder. Je lui explique que c'est normal qu'il n'y ait pas grand monde dehors et que zou ! au lit, y a pas à tergiverser. Justement si, elle tergiverse. "Entrez donc voir avec moi" vérifier si le lit est défait. Il ne l'est pas. Elle en déduit qu'elle ne s'est pas couchée de la nuit, mais se ravive : "je l'ai peut être refait en me levant, non ?". Je sens comme une peau de tristesse flinguer ma Saint-Valentin (cette manie de tout ramener à moi).
Enfin, hier après-midi, sur le chemin des courses, au feu, je jete un oeil dans le rétro. Elle descend, au pas de promenade, la rue perpendiculaire à la nôtre. Je décide d'en avoir le coeur net, me gare en double file et cavale pour la rattraper. Effectivement elle est perdue, "C'est drôle, ça quand même, hein ?".
Et maintenant je fais quoi ? Je sais qu'elle a une infirmière qui passe tous les jours pour ses médicaments et une aide-ménagère, deux fois par semaine. Elle a aussi un neveu, que j'ai croisé chez elle le jour où j'ai réussi à lui dégoter le calendrier ad hoc dont elle avait envie. Au passage, ce fameux calendrier, elle n'en voulait plus et moi, j'en voulais pas tout court. Parce que pour me déterminer dans mon choix, je m'étais inspirée de celui de l'année précédente, punaisé au mur de la cuisine. Ma préférence était allée vers : en janvier, un berger allemand souriant comme pas deux ; en février, deux chatons facétieux ; en mars un caneton angélique, un ruban en satin autour du cou, etc. C'est tout de même moi qui l'ai gardé. Et dans la foulée, j'en ai rapporté un second, que son neveu, commerçant, est allé chercher dans sa voiture.
Aussi, j'ai le numéro de téléphone du neveu. Et Vincent me dit que, maintenant, puisqu'elle se met "à fuguer", il faut que je le signale. J'ai renâclé sur le terme "fuguer", mais c'est le mot qu'ils emploient dans ces cas-là . D'ailleurs c'est lui qui me disait, il n'y a pas si longtemps, que oui, elle est en danger seule chez elle, mais que c'est peut être un risque à prendre, compte-tenu des conditions de vie dans les cantou, ces services de gériatrie où sont ghettoïsées les personnes âgées atteintes de la maladie d'Alzheimer.
Jeanne, Jeannette, Jeanneton, faut arrêter les bêtises là, parce que moi, à force, j'ai l'impression d'être une bonne petite citoyenne française, qui suit à la lettre les consignes d'un gouvernement, qui préconise à tue-tête la solidarité avec les vieux. Et collabo, je veux pas. Surtout, si tu t'entêtes, il va bien falloir que je dégaine le calendrier et que je prenne le téléphone. Or, ça me fend le coeur (cette manie de tout ramener à moi) de me dire que je serai responsable du fait qu'on te déracine de ta petite maison. Je te le demande, Jeanne : est-ce que Guy Moquet, il a emmerdé son monde comme ça ?
09 octobre 2007
Levons l'ambiguité
J'ai vu chez Rachel (pas la peine de vous mettre le lien, elle est connue comme le loup blanc) qu'il y a une nouvelle lubie sur les blogs en ce moment : les mini-moi. Voilà ma contribution :
Des deux, laquelle est moi, je n'en ai pas la moindre idée. Ce que je sais, en revanche, c'est que dix pas derrière (à gauche), il y a un petit bonhomme de 9 ans : mon frère. Celui-là même qui, accablé, à notre naissance, disait : "pourquoi deux ?". Sur presque toutes les photos de cette époque, il est comme ça, dix pas derrière. C'est sa place. Nous deux, on occupe le devant de la scène.
Celle-ci je l'aime beaucoup, justement parce qu'il est là, partie intrégrante de la photo et non pas présent par hasard. Oui, je l'aime vraiment, quand bien même ma mère aurait pu attendre le lendemain du jour où nous prenions la pose pour jouer à la coiffeuse...
Si bien qu'aujourd'hui, je ne rate jamais une occasion de le prendre en photo. ça le fait ronchonner, forcément, c'est un sauvage. Par exemple, il sait faire des kilomètres à travers champs et talus pour éviter la route et les rencontres qu'elle occasionne.
Donc, levons l'ambiguité : le paysan de la photo d'hier, ce n'est pas mon homme, mais mon frère. Et j'aime autant que ce soit ma belle-soeur qui se le coltine, parce qu'il a un caractère de chiotteien.
08 octobre 2007
Vous voyez bien que j'y prends goût
Version Phildar (Spécial Accessoires, Automne-Hiver 05/06)
Ma version :
Matières :
- 4 pelotes de Lambswool (Phildar) ; colori : paon / Un restachou de laine tweedée, en provenance de la Droguerie, pour le cordon et les fleurs / Boutons Eurodif (je les garde ou pas ?)
Modifications :
20 cm d'arceaux supplémentaires, que j'ai rajoutés après coup, c'est à dire lorsque j'ai terminé le modèle de base. De ce fait, on voit une ligne de démarcation. Tant pis, ça ne me gêne pas.
Si c'était à refaire :
Au lieu des 214 mailles de chaînette de base, il aurait fallu en mettre 300 pour qu'elle soit plus couvrante devant.
07 octobre 2007
Surfer sur la vague
Agriculteurs de la région de Parthenay qui posent nus pour un calendrier dont les bénéfices seront reversés au Téléthon
AFP - Dimanche 7 octobre, 14h06. Des agriculteurs du centre de la France ont posé nus pour un calendrier dont les bénéfices seront reversés au Téléthon, dont six avec leurs compagnes soucieuses de tordre le coup aux idées reçues sur les épouses d'agriculteurs.
Euh... Si l'année prochaine je réussi à lui faire enlever le bas, vous pensez qu'il y a un business possible, ou bien quoi ? ;o)
Equinox (chap. 2)
Au chapitre 3, nous attaquons les manches. Choupi va les faire sur des aiguilles circulaires, avec une méthode préconisée par Sophie, destinée à éviter l'effet colombin. Si j'ai bien compris, ça permet en outre, non seulement de limiter les fils qui pendouillent sur les côtés du travail, mais aussi de faucher l'herbe sous le pied des coutures. Vous avez déjà pratiqué ça, vous ? Est-ce que ça veut dire qu'on toujours tricote sur l'endroit du travail ? Dites-m'en un peu plus, parce que je n'arrive pas à visualiser et, du coup, j'ai bien du mal à faire taire la petite voix en moi, celle qui m'engage toujours sur les sentiers battus.
























