31 janvier 2008
Made in Germany by Lilli
Je sais pas vous, mais moi ça m'arrive régulièrement de me dire que, décidément, j'aimerais bien avoir un peu plus que ce que je mérite :
Par exemple, quand je viens de m'envoyer une tartiflette, je songe que ce serait agréable de me sentir légère comme une qui aurait grignoté, du bout des dents, des brocolis cuits à l'eau d'Evian.
Ou encore lorsque je passe la récré sous l'abri de bus à seule fin de ne pas enfreindre la loi sur le tabagisme passif, je rêve que Djellana ne fera pas le déplacement uniquement pour le plaisir de se sentir spirituelle et responsable à la fois en lachant son éternel "fumer tue, madame" ; elle se tairait, tout simplement, quand là, elle me signifie que je ne suis pas une référence (ce qui est tout à fait exact).
Sinon, je voudrais aussi avoir les cuisses fermes alors que je ne fais pas de sport. Bref, question fantasmes sur ce qui pourrait m'arriver de chouette et de totalement immérité, souvent je dépasse les bornes, vous le voyez bien.
Mais de là à imaginer que le facteur puisse sonner et se taper les quatre étages pour me remettre ça
en main propre... non, y a tout de même des limites.
Béa, comment diable as-tu fait pour tomber très exactement sur la taille qui me convient, alors même que je n'y suis jamais arrivé ? Je me sens très jolie (et crois le bien, ce n'est pas tous les jours). La laine est ferme et douce à la fois. La couleur est profonde. Le modèle est sage et néanmoins sexy, simple et pourtant recherché. Je l'aime ; il ne restera pas dans l'armoire.
Ajout du 1er février, 19 h 45 : J'ai reçu aujourd'hui un mail de Béa qui me confirme ce que je pensais, à savoir qu'il s'agit d'un modèle original, d'une création personnelle. Elle m'écrit, sur le ton de la bonne blague -c'est bien ce que je lui reproche-, qu'elle va contacter Lang Yarns pour proposer le modèle. Je ne trouve pas ça drôle, moi. Je sais que si j'étais tombée sur ce petit haut en papillonnant sur le Net, j'aurais flambé d'envie d'avoir le patron. Pourtant, mes photos ne mettent en valeur ni le point, ni la bordure (discrète et raffinée), pas plus d'ailleurs que l'encolure, absolument parfaite, un rien rigide et pourtant tellement féminine.
21 août 2007
J'ai les pouces verts, non ?
Les bords du Tarn, sur un transat, un crochet entre les mains, c'est mer-veil-leu-se-ment doux. Et je remercie mon homme de m'avoir laissé prolonger ces moments, dans ma bulle, au-delà de ce que ce que ses capacités de tenir en place pouvaient me laisser espérer.
Du coup, mon écharpe fleurie avance bien plus vite que je l'imaginais en l'entamant. Il faut dire que j'y prends beaucoup de plaisir. C'est un projet idéal pour la débutante que je suis (je sais bien que je l'ai déjà dit, mais puisque que ça se confirme...). Les explications du catalogue sont claires, d'autant qu'elles sont doublées d'un diagramme qu'il n'est pas nécessaire d'avoir une loupe à portée de main pour déchiffrer.
Alors, les filles, je vous le promets, un Capes de crochet n'est pas indispensable pour se lancer. (Et un Capes de maths n'est pas, à proprement parler, de ce point de vue en tout cas, un handicap non plus ;-).
Reste le point épineux, l'opération honnie : le planquage des fils, avant l'assemblage. Eh bien, au retour de l'Aveyron, passé le Massif Central dont mon regard peinait à se détacher, je me suis attelée à ça. Je ne pense pas mentir en vous disant que, dans ces conditions-là, c'est passé comme une lettre à la poste. C'est mieux de rentabiliser intelligemment son temps (12 heures de route, quand même) plutôt que de casser les oreilles du chauffeur en lui infligeant le jeu qui consiste, à partir de la plaque d'immatriculation de tous ceux qui vous doublent, à prouver que vous avez encore de beaux restes en géo.
31 juillet 2007
Envie de crochet et de couleurs
Echarpe fleurie, Phildar, Spécial accessoires, Automne-Hiver 05/06.
Envie de crochet et de couleur. Il fait un tel temps de merde ("oh ! c'est tellement vilain dans la bouche d'une petite fille !!" ; maintenant que ça fait longtemps que je suis plus une petite fille, je peux tout de même, de temps en temps, appeler un chat un chat, non ?).
Le fil est acheté depuis belle lurette (en tout cas plus d'un an), mais je l'avais relégué au fond de mon armoire à pelotes. J'avais pris un cours de crochet au magasin Phildar, puis sans doute que j'ai eu mieux à faire ou tout bêtement la flemme d'y retourner, le jeudi soir, entre 18 h 30 et 19 h 30. J'ai appris à crocheter avec mon arrière-grand-mère, à l'âge de 7 ans et je n'avais pas repris le crochet depuis. Il aura fallu un coup de coeur pour ce modèle pour me remettre le pied à l'étrier.
La créatrice l'a prévu en Lambswool, je la voyais plutôt en coton. Le rendu, épais et mat, de la laine ne me plaisait pas vraiment. J'ai opté pour le fil Licorne avec d'autant plus de facilité que les coloris proposés étaient quasi identiques.
Je n'ai pas spécialement envie de la terminer. Je veux dire par là que je ne ressens pas cette espèce d'urgence, un peu stupide et donc agaçante, qui a tendance à me tenailler, parfois, lorsque je tricote. Une p'tite fleur et puis une autre, entre quelques rangs de tricot. ça va vite, on change de couleur, c'est ludique.
PS 1 : Ne t'avise pas, Choupi La Tentatrice (allez donc visiter son blog pour voir si j'en rajoute), de me parler des fils à rentrer.
PS 2 : ni non plus des coutures.












