17 novembre 2007
Immeuble en fête
Si ça se trouve c'est la fête du slip dans mon immeuble et personne n'a songé à me prévenir.
Et si je colle mon nez à la fenêtre, que je tente de faire diversion, d'oublier que vraiment, vraiment, ce qui manque à mes voisins de palier, c'est avant tout l'esprit de convivialité, je vois bien que j'ai les idées qui tournent en rond. Je rumine, ou quoi ?
Dans ces conditions, je vais m'atteler à l'assemblage du pull à pans croisés. Ouais, assez tergiversé.
02 novembre 2007
Erreur de Socket ????
C'est faux, ma réactivité ne s'apparente pas à celle d'une plante en pot.
J'en veux pour preuve qu'il m'a fallu un peu moins de 5 mois pour découvrir le sésame qui me donne accès à votre mail sans passer par votre blog. Il faut cliquer sur "Contenu", puis sur "commentaires" et alors, miracle, j'ai non seulement l'adresse de votre blog, mais aussi celle de votre mail. Je peux, en théorie, vous répondre en ayant la trace de votre passage juste sous le nez. Sauf que :
Impossible de trouver l'hôte pop3. Vérifiez que vous avez entré correctement le nom du serveur. Compte : 'pop3', Serveur : 'pop3', Protocole : SMTP, Port : 25, Sécurisé (SSL) : Non, Erreur de socket : 11001, Numéro d'erreur : 0x800CCC0D
Moi, je respecte pas le protocole ??? Moi, je me prends les pieds dans de sombres histoires de socquettes socket ???
Source : clic !
Et ta soeur ??!!! (puisque je suis quelqu'un de résolument poli, pour ne pas dire policé)
12 octobre 2007
"C'est drôle ça, hein ?"
Elle s'appelle Jeanne, ma voisine ; je l'ai lu sur sa sonnette. Elle dit qu'elle a 82 ans. On a déjà eu l'occasion de papoter un peu.
Il n'y a encore pas si longtemps, elle avait une voiture. Chaque fois que je garais ma bagnole devant la sienne et qu'elle était sur le pas de sa porte, elle me disait, lorsque je m'extirpais de mon véhicule en ahanant après le créneau : "Là, je crois que vous avez touché un peu, non ?" et, imanquablement, je répondais : "Oh ! pas beaucoup, alors !".
Sinon, je suis aussi allée récupérer un blouson, qui au lieu de rester sur le sèche-linge préférait choir de 4 étages sur ses rangs de tulipes. Une autre fois, c'était une bassine. Tout compte fait, c'est moins assommant que d'aller quémander une petite culotte de bimbo chez le voisin du 3ème. Celui-là ne me propose pas le café, ne me fait pas faire le tour des photos accrochées au mur, ne me demande pas si je suis seule. Jugez s'il est aimable... [Mais je lui sais gré de ne pas penser que c'est une stratégie de ma part pour attirer son attention (ou en tout cas, de ne rien faire pour le montrer, si tel est le cas)]
En janvier, alors que j'allais me balader et qu'elle prenait l'air devant chez elle, elle se souvient qu'elle n'a pas de calendrier à accrocher dans la cuisine et se propose de m'accompagner en ville, ponctuant sa proposition d'un "ça vous fait plaisir ?". La question n'est pas là, c'est juste que je me demande bien à quelle heure on va être rendues, elle clopin et moi clopant (en réalité, je ne fume jamais dans la rue). Nous avons pourtant atteint Jean-Jaurès, mais elle a préféré abdiquer à l'orée des premières boutiques. Entre le soulagement de ne plus avoir à régler mon pas sur le sien et l'agacement de faire le chemin en sens inverse, je la raccompagne.
Une nuit de février, le 14 exactement, il est 4 h 00 passées et je suis un peu pressée d'aller me mettre sous la couette. Mais elle est là, sur le trottoir, à prendre le frais (un euphémimisme, ça caille joliment). J'ai envie de la gronder. Je lui explique que c'est normal qu'il n'y ait pas grand monde dehors et que zou ! au lit, y a pas à tergiverser. Justement si, elle tergiverse. "Entrez donc voir avec moi" vérifier si le lit est défait. Il ne l'est pas. Elle en déduit qu'elle ne s'est pas couchée de la nuit, mais se ravive : "je l'ai peut être refait en me levant, non ?". Je sens comme une peau de tristesse flinguer ma Saint-Valentin (cette manie de tout ramener à moi).
Enfin, hier après-midi, sur le chemin des courses, au feu, je jete un oeil dans le rétro. Elle descend, au pas de promenade, la rue perpendiculaire à la nôtre. Je décide d'en avoir le coeur net, me gare en double file et cavale pour la rattraper. Effectivement elle est perdue, "C'est drôle, ça quand même, hein ?".
Et maintenant je fais quoi ? Je sais qu'elle a une infirmière qui passe tous les jours pour ses médicaments et une aide-ménagère, deux fois par semaine. Elle a aussi un neveu, que j'ai croisé chez elle le jour où j'ai réussi à lui dégoter le calendrier ad hoc dont elle avait envie. Au passage, ce fameux calendrier, elle n'en voulait plus et moi, j'en voulais pas tout court. Parce que pour me déterminer dans mon choix, je m'étais inspirée de celui de l'année précédente, punaisé au mur de la cuisine. Ma préférence était allée vers : en janvier, un berger allemand souriant comme pas deux ; en février, deux chatons facétieux ; en mars un caneton angélique, un ruban en satin autour du cou, etc. C'est tout de même moi qui l'ai gardé. Et dans la foulée, j'en ai rapporté un second, que son neveu, commerçant, est allé chercher dans sa voiture.
Aussi, j'ai le numéro de téléphone du neveu. Et Vincent me dit que, maintenant, puisqu'elle se met "à fuguer", il faut que je le signale. J'ai renâclé sur le terme "fuguer", mais c'est le mot qu'ils emploient dans ces cas-là . D'ailleurs c'est lui qui me disait, il n'y a pas si longtemps, que oui, elle est en danger seule chez elle, mais que c'est peut être un risque à prendre, compte-tenu des conditions de vie dans les cantou, ces services de gériatrie où sont ghettoïsées les personnes âgées atteintes de la maladie d'Alzheimer.
Jeanne, Jeannette, Jeanneton, faut arrêter les bêtises là, parce que moi, à force, j'ai l'impression d'être une bonne petite citoyenne française, qui suit à la lettre les consignes d'un gouvernement, qui préconise à tue-tête la solidarité avec les vieux. Et collabo, je veux pas. Surtout, si tu t'entêtes, il va bien falloir que je dégaine le calendrier et que je prenne le téléphone. Or, ça me fend le coeur (cette manie de tout ramener à moi) de me dire que je serai responsable du fait qu'on te déracine de ta petite maison. Je te le demande, Jeanne : est-ce que Guy Moquet, il a emmerdé son monde comme ça ?
09 octobre 2007
Levons l'ambiguité
J'ai vu chez Rachel (pas la peine de vous mettre le lien, elle est connue comme le loup blanc) qu'il y a une nouvelle lubie sur les blogs en ce moment : les mini-moi. Voilà ma contribution :
Des deux, laquelle est moi, je n'en ai pas la moindre idée. Ce que je sais, en revanche, c'est que dix pas derrière (à gauche), il y a un petit bonhomme de 9 ans : mon frère. Celui-là même qui, accablé, à notre naissance, disait : "pourquoi deux ?". Sur presque toutes les photos de cette époque, il est comme ça, dix pas derrière. C'est sa place. Nous deux, on occupe le devant de la scène.
Celle-ci je l'aime beaucoup, justement parce qu'il est là, partie intrégrante de la photo et non pas présent par hasard. Oui, je l'aime vraiment, quand bien même ma mère aurait pu attendre le lendemain du jour où nous prenions la pose pour jouer à la coiffeuse...
Si bien qu'aujourd'hui, je ne rate jamais une occasion de le prendre en photo. ça le fait ronchonner, forcément, c'est un sauvage. Par exemple, il sait faire des kilomètres à travers champs et talus pour éviter la route et les rencontres qu'elle occasionne.
Donc, levons l'ambiguité : le paysan de la photo d'hier, ce n'est pas mon homme, mais mon frère. Et j'aime autant que ce soit ma belle-soeur qui se le coltine, parce qu'il a un caractère de chiotteien.
20 juillet 2007
La patate chaude
Ce blog a un mois et des poussières et je constate qu'il m'aide vachement à exhumer les délaissés de leur corbeille. C'était un peu le but, alors ça tombe bien. Si tel est le cas, c'est en grande partie grâce à vos visites. Merci, oui vraiment merci pour vos encouragements, qui sont un baume sur les bobos-frustrations qu'engendrent les essayages de mes ouvrages une fois finis. Les butinages que je fais quotidiennement sur vos blogs me boostent tout autant : qu'est-ce que je vous trouve talentueuses !
Je n'oublie pas, que, "grâce" à Chantal, j'ai une patate chaude à refiler. Ce sera l'occasion de nous faire connaître Nanon. C'est une princesse, alors attention, on s'adresse à elle avec les égards dus à son rang !






